Ivy Pack

Ivy Pack

Ce que je suis vraiment

Hey chers lecteurs. :)

 

Si vous avez vu mon dernier article, vous savez que mon côté louve rouge se fait plus présent ces derniers temps. Du coup, ça m'a poussée une fois de plus à regarder des vidéos d'autres thérians, et cette fois je suis tombée plus particulièrement sur un documentaire anglophone. J'en avais déjà vu un qui traitait d'une seule et unique meute (qui doit cependant être la plus grande des États-Unis), alors j'ai pu comparer ici deux visions différentes de la thérianthropie.

Et ce qui m'a frappée, c'est que dans le documentaire que j'ai vu aujourd'hui, presque tous les thérians montrés se considéraient entièrement comme étant un animal non-humain.

Et, tout autant que je comprends ce point de vue, dans la mesure où certains d'entre eux disent avoir des souvenirs précis d'une vie antérieure vécue en tant que leur thériotype, ce n'est cependant pas mon cas.

Et à vrai dire, même si ce serait possible que j'aie peut-être été louve rouge dans un "avant" (s'il y en a eu un), actuellement je ne tiens pas à savoir si ça a été le cas.

Parce que, au jour où j'écris cet article, munie de ma queue (enfin réparée !) et de mes oreilles fantômes, je ne me considère pas uniquement louve rouge. Je n'arrive pas à oublier cette vérité que je suis humaine ; c'est tout autant une partie de moi que le côté animal. Mon identité est actuelle et ne se construit pas sur un potentiel passé.

À contrario, j'ai déjà entendu des témoignages de thérians qui dissocient leur thérianthropie d'eux-mêmes : leur thériotype est séparé d'eux et a son propre nom (à mettre au pluriel pour les polythérians). Et là j'ai beaucoup plus de mal à comprendre ce point de vue car dans mon cas, je considère que ma thérianthropie définit mon identité individuelle, et que la louve rouge est présente dans mes propres fonctionnement et caractère. Ce n'est pas une sorte d'entité extérieure qui vit avec moi dans ce corps, c'est moi-même ; et c'est bien là le principe de la thérianthropie à mon sens. Je n'ai encore jamais trouvé de thérian francophone ayant cette vision des choses, j'ai l'impression que l'on associe beaucoup plus l'homme et l'animal par rapport à certains anglophones.

Et c'est justement cette association qui me décrit le mieux : je suis une louve rouge-humaine ; les deux à la fois (peu importe l'ordre), et non l'une coincée dans l'autre ou indépendante de l'autre.

C'est pourtant le premoer point de vue cité que je pensais vrai lorsque mon animalité s'est réveillée, parce que je découvrais une nouvelle partie de moi et vivais ces nouvelles sensations avec une intensité étonnante, qui m'a submergée momentanément. Je ne pensais qu'à l'animalité, je reniais mon côté humain et, par la même occasion, les autres humains. Mais à présent que les années ont passé, je me rends compte que même si ma partie animale est toujours existante, elle s'est mélangée à ma partie humaine pour former mon identité que je pense finale.

Alors je considère que ma thérianthropie unit la louve rouge et humaine, et non les sépare. C'est ainsi que je suis et que j'ai toujours été. Plus le temps passe, plus je m'en rends compte.

C'est pour ça, je crois, que j'ai du mal à communiquer avec les autres thérians, qui sont souvent moins modérés que moi (attention, je ne dis pas qu'ils sont trop extrêmes, loin de là ; nous sommes tous différents alors libre à eux de vivre leur thérianthropie comme elle leur ressemble, tant qu'ils ne portent pas atteinte aux non-thérians). Je sais d'ailleurs que certains d'entre eux, en lisant ma définition de ma thérianthropie, m'enverraient paître en me disant que ce n'est pas ça être thérian ; or, je crois que c'est une définition propre à chacun, et les plus jeunes (par rapport à leur réveil animal) ont parfois du mal à le comprendre, cherchant souvent à ressembler le plus possible à leur thériotype, quitte à en faire des tonnes comparé à ce qu'ils feraient naturellement. Et pourtant, quel bonheur d'être soi-même, de laisser les choses se faire instinctivement ! C'est là qu'on se rend compte de qui on est vraiment.

Et dans mon cas, voilà ce que je suis naturellement : une humaine-louve rouge adorant passer du bon temps avec des humains, pratiquant plusieurs activités humaines et passant la majorité de son temps avec des notes de musique tourbillonnant dans l'air ou voyageant dans son casque ; une louve rouge-humaine se défoulant en faisant des vocalises propres à son thériotype, aimant se rouler en boule et porter une queue, sentir ses oreilles, crocs et/ou pelage fantômes (surtout aux mains, comme elles sont tout le temps froides j'ai l'impression que ça les réchauffe).

Évidemment, en tant que louve rouge-humaine, j'ai souvent des frustrations telles que l'envie d'aller me balader en forêt dans un territoire que je connaîtrais par coeur, avoir des interactions animales avec les personnes qui me sont proches, mais comme je l'ai dit, ce sont des frustrations que je ne peux satisfaire actuellement. Alors heureusement, en tant qu'humaine-louve rouge, j'ai beaucoup de satisfaction qui s'exprime par des moyens super simples comme la musique, la danse, la cuisine ou des interactions sociales avec des personnes rayonnantes (dire qu'au collège, je voulais à tout prix m'éloigner des humains, risquant de passer à côté de ce genre de personnes !). Alors au final, pour l'instant je suis plutôt équilibrée, même si tout n'est pas parfait.

Ça viendra, je suis confiante. Je sais qui je suis, et je veille à toujours me remettre en question pour ne pas louper d'information cruciale sur mon propre fonctionnement. Alors, si je suis capable de me comprendre quasi-entièrement, je suis aussi capable de prendre en main les choses pour être la plus épanouie possible.

En tant qu'humaine-louve rouge, louve rouge-humaine. Ensemble.



26/02/2018
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