Ivy Pack

Ivy Pack

Ces phrases et questions qui reviennent ...

Quand ceux autour de nous se rendent compte de notre animalité, que ce soit parce qu'on se sent assez en confiance pour se permettre quelques actions animales, ou parce qu'on le leur a expliquer, il arrive parfois un moment où les personnes ne peuvent s'empêcher de poser des questions, plus ou moins pertinentes.

Et puis, quand on tient un blog ou qu'on traîne sur internet, il y a aussi les commentaires de ceux qui n'ont d'autres but de se moquer, de ceux qui essaient de comprendre, de ceux qui comprennent pas ...

Voilà une petite compil' de ce qui revient le plus souvent, ou de ce qui m'a marqué, avec mes réponses.

 

  • Les coyotes, ça fait pas ça ...

Je me devais de la mettre en première. C'est la préférée de ma mère, pour justifier le fait qu'elle ne veuille pas que je porte yarn tail en public, ou juste pour se moquer. A décliner selon la situation : un coyote, ça ne va pas au laser-game ; un coyote, ça ne mange pas au restaurant ; etc ...

Dire que c'est agaçant serait un euphémisme.

Pour moi, ça revient à nier mon humanité, et à me réduire qu'à une seule facette de ma personnalité. Et même si je sais qu'elle ne dit pas ça pour être méchante, ça m'énerve quand même.



  • Mais si tu es un coyote de caractère soumis, tu dois te trouver un compagnon soumis aussi ?

Cette phrase-là m'a bien fait rire. Bon, un peu jaune quand même, le rire.

Après une petite explication sur le fonctionnement hiérarchique et familiale des canidés sociaux comme le coyote, j'ai rappelé à cet ami que j'étais avant tout un être humain. Si je devais vraiment me comporter en coyote jusqu'au bout, je ne devrais même pas chercher de compagnon parce que je n'ai pas quitté ma famille et que c'est ma mère la chef de meute.

... Et puis je suis attirée par les caractères dominants, en plus.



  • Tu hurles à la lune aussi ? Tu aboies après les voitures ? Tu court après (ou veux manger) des chats / rats / petits animaux ?

Non. Non. Et non.

Je ne hurle pas à la lune. Je hurle rarement en fait. Voir quasiment pas. Ou alors à mi-voix, parce que j'habite en ville, en appartement, que j'ai des voisins, et que je n'ai pas forcément envie de faire expulser toute ma famille parce que je hurle tout fort n'importe quand.

Je n'aboie pas après les voitures. Je n'aboie que très peu d'ailleurs. Pour moi ça reste une façon de menacer un danger, et honnêtement, les choses vivantes / mouvantes dangereuses, je les évite. C'est plus sûr que de les regarder venir en aboyant après. Plus intelligent aussi ...

Quant aux animaux qui pourraient me passer sous le nez, j'avoue avoir des envies de poursuite, mais pour jouer, et pas en ayant pour but de l'attraper. Encore moins pour le manger ! Pourquoi j'irais m'embêter à tuer un animal alors que j'ai tout ce qu'il faut dans le frigo ? Et notion de nécessité mise à part, la chasse et la mise à mort ne m'intéressent pas du tout. La traque, oui, parce que c'est excitant de tenter de se rapprocher d'un animal sans qu'il s'enfuit, d'essayer d'arriver au plus proche de lui, mais honnêtement je préfère faire copain-copain avec un chat plutôt que de lui courir après. Comme n'importe qui de plus de 12 ans, non ? ...



  • Tu en as déjà parlé avec un psy ?

Oui, avec une psychiatre. Ceux qui tentent de discréditer les thérians n'étaient pas les seuls à penser qu'il fallait avoir un petit soucis pour s'identifier à un animal.

Cette psy m'a expliqué que tant que ça ne m'empêchait pas de vivre (dans le sens où j'ais d'autres activités, ma vie et ma personnalité ne se résument pas qu'à ça), que ça n'influençait pas négativement ma vie sociale, que je n'étais pas dans le déni de mon humanité, il n'y avait rien d'inquiétant. C'est une identification comme une autre.

Alors la phrase "vous êtes des malades mentaux qui avez besoin de soins", qu'elle soit dite avec une intention méchante ou non, n'a pas lieu d'être.



  • C'est une mode de s'identifier à un animal ?

Je ne peux pas parler pour les gamins qui tombent par hasard sur un blog comme le mien, se disent "c'est trop cool ça" et deviennent ce que j'appelle des werekikoo, qui ne comprennent rien à l'identification animale et font tout et n'importe quoi. Tout ce que je peux faire, c'est tenter de ne pas rendre mon blog trop accessible à des gamins comme ça.

Je parle pour moi. Et je n'ai découvert la thérianthropie qu'en Aout 2014, or je m'identifie à un animal depuis mes quatorze/quinze ans à peu près. Avant je me sentais en partie animale, mais je n'avais jamais vraiment prêter attention à ça, parce que je pensais que c'était pareil pour tout le monde. Personne ne m'a entraîner là-dedans, je n'ai suivis aucun schémas prédéfinit. Donc me concernant, on ne peux pas parler de mode.



  • Qu'est-ce que ça fait de s'identifier à un animal, qu'est-ce que tu en fais ?

Personnellement je serais incapable de dire ce que ça me fait. Pour ça, il faudrait que je sache ce que ça fait de ne pas s'identifier à un animal. Or je n'en ai aucune idée. Je sais que j'ai une vision différente de celle des autres par moment, que j'ai des réactions, des réflexes, différents, parce que j'ai pu le constater. A cette question, j'ai souvent envie de répliquer : Et toi, qu'est-ce que ça te fait de ne pas être hors-norme ?

Quant à ce que j'en fais ... Je n'ai jamais compris cette question, en fait. C'est comme si on me demandait ce que je faisais de ma passion pour la lecture, ou du fait que je n'ai pas la mémoire des chiffres. Je serais bien incapable de répondre.



  • Est-ce que tu es zoophile ?

Bon alors je comprends vraiment que cette question vienne à l'esprit de certain.

Mais elle m'exaspérera toujours autant ...

Non, je ne suis pas zoophile. Je n'ai aucune attirance sexuelle envers les coyotes, ou quelques animaux que ce soit. Ma propre espèce me convient parfaitement.

 

 

Voilà. J'ajouterais certainement d'autres questions avec le temps.



28/10/2016
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