Ivy Pack

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Mon chemin vers la thérianthropie

Ou comment tout à commencé ...

Depuis toute petite, j'ai toujours été attirée par les animaux, surtout les canidés. Plus que les chats, ce sont des compagnons de jeu toujours prêt à faire plaisir aux gamins, même à leur dépends. J'ai toujours été entouré de chien, que ça soit celui de l'oncle à mon père, un vieil animal de dix/douze ans qui attendait patiemment que je lui donne ses croquettes une par une, ou le caniche un peu fou de ma grand-mère qui à subit d'autres tours un peu moins ... mignon. Du genre une balle cachée dans un arbre, ou ouvrir le tiroir où se trouvait sa laisse juste pour le voir débouler à toute vitesse comme un dingue.
J'ai toujours aimé les imiter. J'ai passé des heures à faire la loutre, le guépard et le lion. Loutre et guépard étaient mes animaux préféré. Je n'avais, à l'époque, aucune attirance que ce soit pour le loup ou le coyote.

 Pourtant, quand mon animalité s'est mise à s'exprimer réellement, je me suis identifiée naturellement au loup. C'est peu après que la vie au collège s'est mise à être un enfer, et j'ai carrément plongé dans l'animalité. Par là je veux dire que je voulais me défaire de mon corps humain et devenir louve, parce que je pensais que j'en étais, de façon quasiment totale, une par l'esprit.
J'étais trop jeune, et surtout pas assez mature, pour me rendre compte de l'absurdité de cette idée. Je n'étais pas plus louve que je suis coyote. Enfin bref, je n'étais pas, à ce moment là, capable de m'en rendre compte.
C'est ma meilleure amie, louve comme moi à ce moment, qui m'a fait connaître un forum sur lequel, apparemment, on aurait trouvé un nom pour désigner ce sentiment : loup psychique.

Ce terme vient d'une des formes que pourrait prendre la lycanthropie surnaturelle. Il paraîtrait qu'en plus du loup-garou classique, le loup-garou"physique", il y ait le loup-garou psychique, qui serait comme son frère physique, mais sans le changement de forme. Les loups psychiques, eux, n'auraient rien à voir avec les loup-garou, si ce n'est l'impression d'être à moitié loup.
J'avais trouvé. J'étais louve psychique.
Quelques temps après, j'ai entendu parlé des thérians, sur un sujet assez mal rédigé. Comme c'était présenté, on avait affaire à une sorte de nouvelle croyance, hyper-axée sur le spirituel, quelque chose qui ne m'a pas du tout attiré.
Cela dit, le terme de loup psychique commençait à me gêner. Ce forum n'a longtemps attiré que des loups psychiques, aucun autre animal ne venait pointer le bout de son nez, et pourtant j'avais la ferme intuition qu'il n'y avait pas que le loup. Et puis beaucoup était persuadé de n'être que loup et pas du tout humain, ou que le loup était responsable de leurs crises de rages et accès de violence, or j'avais déjà dépassé ce stade de pensée depuis longtemps.
Je suis humaine. Et je n'ai jamais été violente de toute façon.

C'est un an et demi plus tard que ma meilleure amie, inverstigatrice acharnée comparée à moi et mon je-m'en-foutisme due au fait que je me contente de ce que j'ai tant que je suis bien avec, m'a refilé un lien vers le blog d'une certaine chacal-hibou. Je me suis intéressée de plus près aux thérians, et le déclic s'est fait.
Animal psychique, c'était bien beau, mais aussi bien réducteur.
Dans la (avec ses variantes selon chacun) description de la thérianthropie, j'ai retrouvé tout ce que je ressentais déjà, ce que je savais d'instinct, ce que j'avais deviné et appris par moi-même. J'ai pu aussi apprendre quelques autres choses, par-ci par-là. J'ai sûrement encore plein d'autre chose à apprendre, mais comme dit plus haut, tant que ça n'est pas d'une importance vitale, j'ai tendance à prendre mon temps. Mon apprentissage se fait plus souvent par palier que suivant une ligne bien régulière.

Bref, j'ai découvert la thérianthropie, je m'identifiais toujours au loup. Cependant, mes dix-huit ans arrivés à leur milieu, mon caractère a commencé à vraiment s'affirmer.
Je vis dans une famille où les caractères sont hyper-fort, or je ne suis pas spécialement adepte de la domination et du contrôle. J'ai donc toujours été un peu la docile et obéissante, soumise de service. Sauf que peu dominante ne veut pas dire pas. Et il fallait que ça se ressente un jour où l'autre.
En tant que louve, je me considérais comme Oméga, ce qui allait bien jusqu'à ce que le sale caractère qui couvait en moi décide de ressortir. J'aurais simplement pu "changé" de rang, me direz-vous.
Oui, j'aurais pu.
Mais entre-temps j'avais découvert le coyote.

Le loup me correspond par bien des aspects. Le coyote est presque un copier-coller de mon caractère et de mes ressentis. Tout ce qui ne collait pas du loup à moi, ça collait avec le coyote.
Ca s'est fait naturellement, petit à petit. J'ai commencé à me dire que mon thériotype était peut-être loup et coyote. Puis j'ai vu disparaître le loup de plus en plus. Il a fallu que j'accepte l'évidence : je m'identifiais au coyote, et seul la peur du changement m'empêchait de renoncer au loup.

Me voilà donc désormais humaine, avec une part d'animalité, thériane qui s'identifie au coyote.



28/10/2016
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